next up previous contents index
Next: Compilation du noyau Up: Conservatoire National des Arts Previous: Installation de Linux   Contents   Index

Subsections

Mise en réseau

Configuration de base

Affectation d'adresse

Commande ifconfig.

Définition de régles de routage

Test de la configuration

Commande ping.

Résolution des noms de machines

Fichier /etc/hosts.

Partage d'informations

Installation d'un serveur NIS

Présentation Lorsqu'un réseau partage des informations entre différentes machines, il est intéressant de centraliser la gestion des mots de passe pour permettre aux utilisateurs de se connecter de n'importe où. Pour cela, il faut installer un serveur NIS sur le réseau. NIS signifie Network Information System.

L'intérêt de NIS repose donc sur une bibliothèque de données à consulter. Ce système de pages jaunes (Yellow Pages en anglais, à l'origine du yp débutant les commandes NIS) repose sur RPC, au même titre que NFS. Le partage d?informations permet de mettre en commun des fichiers tels que /etc/passwd ou /etc/hosts pour partager les mots de passe ou les aliases de machines.

La configuration d'une connexion NIS demande un rien de maîtrise, et se décompose en deux étapes distinctes :

La première phase porte sur la mise en place d'un serveur et la génération de cartes, bases de données issues des données en partage. La seconde phase concerne chacun des clients. Le serveur Le serveur NIS s'appelle ypserv. Nous allons utiliser la centralisation des mots de passe comme support de notre exemple et nous supposerons que le paquetage ypserv a été installé. Pour cela, on peut vérifier la présence de l'exécutable ypserv dans le répertoire /usr/sbin et l'existence d'un répertoire /var/yp dans lequel se trouve un fichier Makefile.

Pour faire les choses proprement et bien séparer les données, il faut créer un répertoire /etc/NIS dans lequel nous allons placer une copie des fichiers passwd, shadow et group du répertoire /etc. Nous allons retirer tous les utilisateurs qui doivent être exportés des fichiers originaux, et ne laisser que ceux-ci dans les copies (i.e. on supprime dans les copies les utilisateurs et groupes ayant un identificateur supérieur à 500).

Dans le fichier /var/yp/Makefile, il faut mettre les variables YPSRCDIR et YPPWDDIR valant /etc/NIS, et de même ne laisser sur la ligne ``all :'' que les services nécessaires, c'est à dire passwd, shadow et group. On doit donc retrouver les lignes suivantes dans le fichier /var/yp/Makefile :

cd /usr/src
rm linux
mkdir linux-2.4.17
ln -s linux-2.4.17 linux
tar xvfz linux-2.4.17.tar.gz

Il reste à fixer un nom de domaine NIS par la commande domainname <nom domaine>, puis lancer la commande make dans le répertoire /var/yp. Par cette manipulation, on génère la bibliothèque de données accessibles.

Finalement, il ne reste plus qu'à lancer le serveur par la commande ypserv et le démon yppasswdd -D /etc/NIS pour activer la partie serveur. Il peut être utile de mettre ces étapes dans un script de démarrage tout comme la définition du nom de domaine NIS. Pour cela, il suffit de rajouter ces quelques lignes dans le fichier /etc/rc.d/rc.inet2 (ou son équivalent suivant les distributions), après avoir écrit le nom de domaine NIS dans le fichier /etc/nisdomainname :

make dep
make clean
make bzImage

Après un redémarrage, le serveur NIS sera en place. Le client Pour la configuration du client, il faut rajouter l'adresse IP (ou son nom s'il est défini dans /etc/hosts) du serveur dans le fichier /etc/yp.conf. La ligne à rajouter sera la suivante :

Il faut également changer dans le fichier nsswitch.conf l'ordre de recherche sur les fichiers partagés par le serveur NIS. Typiquement, on retrouve une ligne du genre :

Finalement il ne reste plus qu'à lancer ypbind, la configuration est terminée et l'accès au serveur NIS est désormais possible. Pour le vérifier, nous allons récupérer le fichier passwd.byname ou passwd.byuid qui a été généré après la commande make sur le serveur.

Pour ce faire, nous appelons la commande . Enfin, la gestion des mots de passe ne se fait plus par la commande passwd mais par yppasswd, aussi est-il judicieux de remplacer passwd par un lien symbolique vers la commande yppasswd par la ligne suivante :

Partage de fichiers via NFS


next up previous contents index
Next: Compilation du noyau Up: Conservatoire National des Arts Previous: Installation de Linux   Contents   Index

Document rédigé par Rémi LEBLOND (remi.leblond@free.fr)